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mauvais genre

Une femme vaut moins qu’un homme... sur le marché du travail. Cette décote de la valeur de la femme au travail provient paradoxalement de ce qu’elle a de plus cher, ses enfants. Sur la base des rôles sociaux solidement enracinés, les acteurs économiques supposent que la femme a le devoir de s’occuper de ses enfants. Si elle n’en n’a pas, elle en aura un jour et s’il elle n’en veut pas, on pourra appliquer la célèbre phrase de Jean « si ce n’est toi c’est donc ta sœur » principe de solidarité du genre. Peut être, pourrait-on dire alors que les femmes acquittent un impôt sur le genre, un impôt à la source de la femme. Ce prélèvement obligatoire a ceci d’extraordinaire que d’être invisible, il ne semble pas avoir trouvé d’existence dans la conscience collective...et pourtant, il est bien réel : 20% en moyenne disent les études. Comment se traduit cette fiscalité en entreprise et pour être plus précis dans le management au féminin ? On ne pourrait souffrir l’idée qu’un impôt n’aurait pas de conséquence sur le système économique. Cette fiscalité prescrite et réelle a la singularité d’importer du genre au sein même des organisations. Les femmes qui décident ont trop d’autorité ce sont des tyrans, ou elles sont trop douces, trop maternelles, en creux il leur manquerait toujours quelque chose...vous avez une idée ? Vous remarquerez que la fonction liée au genre féminin est souvent précédée du mot assister, assistante de direction, assistante sociale, assistante maternelle, assistante dentaire, et même l’assistance publique se requiert du genre féminin. Comme si le genre féminin avait une insistante préférence en matière d’assistance. A force de les définir par ce qu’elles n’ont pas, les décideurs féminins, parfois démunies, importent ce qu’elles ont chez elles dans leurs armoires, des couvertures et des édredons, et là, les femmes en connaissent un rayon. C’est le danger du mauvais genre. Le genre s’autorise alors la toute puissance en construisant le cocon bien douillet et mortifère. Le cocon, les édredons, l’harmonie et l’indifférenciation sont le meilleur terreau de la violence en entreprise, a minima, c’est un collecticide. Et si un décideur au féminin avait juste besoin, pour exercer ses fonctions, de trouver ses talents et son style tout simplement, sans chercher à y mettre trop de genre.

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